Témoignage de Karine

C’est à 42 ans, et seulement trois semaines avant le stage, que j’ai touché un deux-roues motorisé pour la toute première fois de ma vie, dans le cadre de la formation 125 obligatoire. Par chance, les stages de Fabien sont ouverts aux gros cubes, mais aussi aux petites cylindrées.

Bien que la législation m’autorise à entrer en circulation avec le seul sésame de la certification, je m’en sentais totalement incapable. Surtout qu’elle s’est faite sur scooter : je savais donc à peine passer les vitesses en arrivant (en passagère d’une amie qui participait aussi).

J’ai choisi de suivre trois stages d’affilée : J1/ Poids-équilibre, J2/ Maniement basse vitesse et J3/ Freinage. Ce n’était pas du luxe et je ne me serais passée d’aucun d’eux ! Les journées les plus fatigantes sont celles où le nombre de stagiaires est le plus faible (nous étions 4) mais ce sont aussi les plus productives car chaque personne peut refaire les exercices un plus grand nombre de fois. Cependant, quand nous sommes plus nombreux (8 participants), la grande diversité des expériences individuelles est extrêmement enrichissante.

Le découpage de la journée est très bien organisé, avec, pour chaque exercice, une partie théorique (objectif, intérêt et décomposition de la manœuvre) et une partie mise en pratique, suivie d’un petit debriefing.

Encouragée par toute l’équipe, c’est pour le retour du déjeuner, le premier jour, que j’ai enfin osé prendre la moto en circulation, pour la première fois depuis son acquisition. Petite balade facile pour débuter, jusqu’à notre spot d’entraînement.

Un peu plus copine avec ma machine au bout de deux jours de stage (malgré une chute sur démarrage en côte l’après-midi), je me suis lancée sur l’A15 pour le retour vers Paris. Par honnêteté, je dois quand même avouer que j’étais escortée, telle la Reine d’Angleterre, avec moto devant et moto derrière en warning (Fabien s’y est gentiment collé )! Enfin, le troisième jour, aller-retour Paris-Cergy en suivant mon amie et sans autre escorte. En rentrant le soir, je tente une descente jusqu’au parking très peu, euh… protocolaire (en mode ballerine sur la pointe des pieds). Vilaine fille qui n’en a pas profité pour appliquer tout ce qu’on lui a enseigné la journée précédente ! La honte si Fabien m’avait vue faire !! A ma décharge, fatiguée, je ne trouvais plus le point d’équilibre. Promis, je vais m’entraîner au maniement basse vitesse, sur descente en virage, quand je serai reposée… J’entends une voix dans ma tête : « Maintenant, vous connaissez les exercices, vous pouvez les reproduire ».

Aujourd’hui et grâce à ces trois journées, je me sens plus à l’aise, mais il me faudra encore du temps pour ne plus avoir d’appréhension. Je pars de loin ! Malgré une selle basse (73 cm), j’atteins à peine le sol. Autant dire que mon équilibre reste précaire quand je dois m’arrêter brusquement et je ne fais pas la fière quand il s’agit de rouler en plein Paris. Rendez-vous est déjà pris avec Fabien pour un cours spécial circulation parisienne. Voilà encore un thème de formation qui devrait en motiver plus d’un(e) !

J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui mêlait convivialité et professionnalisme. Un grand merci à Fabien pour sa patience et sa disponibilité. Il n’a pas hésité à profiter d’une pause clope pour aller au-delà du thème du stage et m’aider à fluidifier mon passage des vitesses, ainsi que m’initier à la technique du contre-braquage.

Comme je l’indiquais au début, j’étais plus que novice en arrivant le premier jour, mais ce n’était pas le cas de tous les stagiaires. L’un d’eux, notamment, bénéficiait d’une expérience de 30 ans sur deux roues et exerçait le métier de coursier. Autant dire qu’il aurait pu s’estimer au-dessus de tout cela ! Mais comme il l’a dit lui-même : on a toujours quelque chose à apprendre. D’ailleurs, j’envisage sérieusement de signer pour une deuxième session. On finit sur les rotules après trois jours consécutifs, mais si la p’tite bonne femme que je suis peut le faire, vous le pouvez aussi, alors n’hésitez pas !

La prochaine fois, promis, je tenterai de relever la moto de terre. Le réservoir qui coule et le redémarrage poussif de ma vieille dame (une SR de 2001), quand on la maltraite, m’avaient arrêtée. On ne se marre pas : c’est vrai qu’elle ne fait « que » 120 kilos, mais moi, à peine plus du tiers ! Ok ok, c’est juste de la technique…

Témoignage Passion Moto

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Témoignage d’Abdes : 

Abdes, 40 ans, de la région parisienne et motard depuis plus de dix ans. J’ai possédé deux motos depuis ces années : un Bandit 600 et ma VFR 800 Fi actuelle.

J’ai toujours roulé « raisonné » et ne m’en plaignais pas car les accidents se comptaient sur les doigts d’une seule main et toujours sans conséquences sérieuses.
Mais voilà, ce n’était pas ça, mon rêve de motard : rouler sans maîtrise, ni de soi, de ses capacités, ni de celles de sa monture !

Une virée de quatre jours, intensifs, sur certaines des plus belles routes de montagne de France va me décider à faire bouger les choses. Des jours de recherche sur le Net pour trouver un stage qui ne soit pas un cours de circuit ou de vitesse, et enfin ma solution : le forum de Passion Moto Sécurité et des heures de lecture de vos expériences à tous…

J’ai attendu dix ans pour bouger, alors ne faisons rien à moitié ! Me voici donc engagé sur quatre stages proposés par notre formateur Fabien au printemps 2014.
Une ambiance détendue, un formateur à l’écoute, très pédagogue, et des gens motivés comme moi, tous les ingrédients étaient présents pour que ces journées soient super bénéfiques !!

Tout débute par la maîtrise de sa machine à l’arrêt… Je vous entends déjà dire que c’est inutile, mais tentez donc de tenir votre belle de 256 kg avec juste deux doigts posés sur l’extrémité supérieure de sa bulle !!!
Relever sa belle si elle embrasse le sol, la manipuler dans des endroits exigüs sont certaines astuces que Fabien vous fera découvrir.

Le deuxième stage, la maîtrise à basse vitesse, fut pour moi le plus difficile à assimiler. Les techniques sont nombreuses et le doute sur ma monture, mal à l’aise à ce jeu là, surgirent de nouveau. Mais Fabien était là et m’ a permis d’acquérir la technique, même si ma monture me révélait enfin ses faiblesses.

S’ensuit le freinage. Vous pensez tous que vous savez freiner, le permis vous l’a montré ! Détrompez-vous, ce stage vous prouve le contraire.

Et la cerise sur le gâteau, le stage sur circuit fermé, fut pour moi un vrai terrain de plaisir et de mise en pratique.

Ces journées sont intenses en émotions et fatigue. J’ai découvert que je pouvais progresser tous les jours en roulant « sécurité » pour moi et les autres. Le plaisir et la maîtrise croissante, en faisant mes parcours quotidiens sur nos routes parisiennes bondées et jonchées d’obstacles, étaient compatibles. Je me découvre tous les jours des axes de progression, ma belle me révèle ses capacités au quotidien. Alors n’hésitez pas, si vous êtes comme nous, foncez !!

Merci encore à toi Fabien pour tout.

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Retrouvez d’autres témoignages sur le forum Kawette :
[CR] Stage de perfectionnement « Virages » 08/05 avec FlatFab

et sur le forum des Motards d’Ile-de-France :
[CR] Stage de conduite en virages, Dreux, 8 mai 2014
[CR] mes 2 balles sur les stages de passion moto formation

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